Les trappeurs autochtones (et bien des trappeurs non autochtones) piègent aussi le castor et d’autres animaux à fourrure pour se nourrir. La fourrure devient alors une source de revenus importante dans les régions où les opportunités d'emplois sont restreintes. La viande que le trappeur et sa famille ne mangent pas est laissée dans la forêt, pour nourrir d’autres animaux pendant le long et dur hiver canadien. Rien n’est gaspillé.
À une époque où les méthodes de production agricole de haute performance sont en train d’éliminer les petites fermes familiales, l’élevage d’animaux à fourrure représente un apport économique intéressant pour les communautés rurales de nombreuses régions.
En Amérique du Nord et en Europe, les éleveurs et trappeurs sont aujourd’hui les propriétaires de la majeure partie des compagnies de vente aux enchères de fourrures et en perçoivent le plein bénéfice. Les prix sont établis selon l’offre et la demande des fabricants et courtiers qui se disputent les quantités limitées de peaux disponibles chaque année.